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L’introduction d’une langue vivant dès la maternelle, est-ce que ce n’est pas trop ?

 
 

L’introduction d’une langue vivante en maternelle, est-ce que ce n’est pas trop ?


L
’introduction d’une langue vivante en maternelle est un atout car elle crée les conditions favorables pour donner envie d’apprendre plus tard cette langue.

Les objectifs : il ne peut s’agir que d’une sensibilisation à cette langue. Mais la sensibilisation n’est pas exclusive d’apprentissages. Des compétences peuvent en effet être avantageusement travaillées en maternelle :

D’une part, les schémas articulatoires des jeunes enfants sont très mobiles et ne sont pas encore « limités » par les automatismes de la langue maternelle. D’autre part, les capacités auditives sont à cet âge peu altérées par une filtration, elle aussi induite par l’exposition aux seuls phonèmes utilisés en français (seulement une trentaine, alors qu’il y en a beaucoup plus en anglais, en allemand ou en espagnol).

L’introduction d’une langue vivante en maternelle peut donc être très bénéfique, tant pour la discrimination auditive, que pour la reproduction de sons, d’intonations et d’accentuations. Cela est d’autant plus important, que ces compétences sont de plus en plus difficiles à acquérir au fur et à mesure que l’enfant grandit.

L’organisation des moments de langue vivante étrangère en maternelle

La durée des moments de langue vivante :

La durée est fonction des capacités d’attention des enfants. Il est donc évident que les moments de langue vivante ne doivent pas être trop longs. En petite section, un maximum de 15 minutes semble raisonnable. Ce qui importe, c’est la fréquence. Plus les enfants seront exposés à ces moments, plus l’imprégnation, élément essentiel de la mémorisation, pourra être effective.

Les activités

Les activités adaptées dépendent directement des activités langagières sollicitées. En maternelle, ce seront la compréhension orale (CO) et la (re)production orale (PO). On privilégiera donc l’écoute de comptines* et d’histoires tirées d’albums* ou de méthodes. Les écoutes renouvelées peuvent ensuite déboucher sur des activités de reproduction orale de mots, d’expressions ou de phrases.
Ces activités de compréhension et de reproduction seront d’autant plus efficaces qu’elles seront associées chacune à une activité physique – jeu de doigts, ronde, mime, danse – selon le principe du TPR (“Total Physical Response”).

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